Soutien scolaire : un marché juteux

Publié le 25/09/2014 // Modifié le 09/08/2018

Échec d’un système surchargé, rythmes de vie, stress de l’adolescence… Quelles que soient les raisons, les parents font de plus en plus appel à des franchises de soutien scolaire. Les enseignes du secteur doivent par conséquent se préparer à redoubler d’activité. 2014 est l’année du développement pour les réseaux.

Une demande en hausse

Cette année en France, pas moins d’un collégien sur cinq prend des cours particuliers ou a recours à d’autres services fournis par des spécialistes du soutien scolaire. Au lycée, la proportion atteint un élève sur trois. Si la croissance de la demande n’est pas aussi spectaculaire qu’on pourrait l’imaginer, celle du marché est en revanche dix fois supérieure. En effet, les professionnels progressent en prenant des parts de marché sur le travail au noir.

La moyenne par élève est d’une heure à une heure et demie par semaine, ce qui représente le budget non négligeable de 1.500 euros par famille chaque année. Notons que depuis la mise en application de la loi Borloo de 2005, les ménages peuvent déduire de leur impôt sur le revenu la moitié des dépenses effectuées pour des services à domicile. Cette mesure incitative, au même titre que le CESU (chèque emploi services universel) n’est certainement pas pour rien dans l’explosion du marché du soutien scolaire.

Un marché toujours croissant

On estime le marché à 2,5 milliards d’euros. En 2007, les six organismes les plus importants du secteur avaient donné plus de quatre millions d’heures de cours. Les taux de croissance des poids lourds comme Complétude ou Cours Legendre avoisinent les 15 % annuels. Le chiffre d’affaires d’Acadomia, un des principaux acteurs du marché, a dépassé le seuil des 100 millions d’euros, ce qui représente une multiplication par 10 depuis 1999, l’année de sa création. Après la crise de 2008, qui a fortement handicapé la croissance, la progression a repris en 2011.

Côté soutien scolaire à domicile, les choses progressent à nouveau. D’après un rapport publié par Xerfi, " Après deux années de recul, l’activité a repris sur l’exercice 2011 /2012 pour s’établir à 75 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 86 millions d’euros en 2007 /2008. " Les experts s’attendent à ce que ce chiffre atteigne 80,4 millions d’euros pour 2014 /2015.

Un phénomène de société

En période de crise, le chômage est au premier rang des pires peurs des Français. La réussite scolaire des enfants devient pour beaucoup le principal objectif familial. Qui pourrait blâmer les parents de vouloir assurer l’avenir de leurs enfants dans un monde de moins en moins sécurisant ?

Pour ne pas se laisser dépasser par la concurrence, les organismes et les franchises spécialisées dans le soutien scolaire multiplient les innovations. Chez Keepschool, on garantit le remboursement à 50 % si la moyenne de l’élève ne remonte pas en l’espace de deux trimestres. Acadomia propose des services d’accompagnement dès la maternelle, tandis qu’Anacours propose une orientation personnalisée.

Échec d’un système surchargé, rythmes de vie, stress de l’adolescence… Quelles que soient les raisons, les parents font de plus en plus appel à des franchises de soutien scolaire. Les enseignes du secteur doivent par conséquent se préparer à redoubler d’activité. 2014 est l’année du développement pour les réseaux.

Une demande en hausse

Cette année en France, pas moins d’un collégien sur cinq prend des cours particuliers ou a recours à d’autres services fournis par des spécialistes du soutien scolaire. Au lycée, la proportion atteint un élève sur trois. Si la croissance de la demande n’est pas aussi spectaculaire qu’on pourrait l’imaginer, celle du marché est en revanche dix fois supérieure. En effet, les professionnels progressent en prenant des parts de marché sur le travail au noir.

La moyenne par élève est d’une heure à une heure et demie par semaine, ce qui représente le budget non négligeable de 1.500 euros par famille chaque année. Notons que depuis la mise en application de la loi Borloo de 2005, les ménages peuvent déduire de leur impôt sur le revenu la moitié des dépenses effectuées pour des services à domicile. Cette mesure incitative, au même titre que le CESU (chèque emploi services universel) n’est certainement pas pour rien dans l’explosion du marché du soutien scolaire.

Un marché toujours croissant

On estime le marché à 2,5 milliards d’euros. En 2007, les six organismes les plus importants du secteur avaient donné plus de quatre millions d’heures de cours. Les taux de croissance des poids lourds comme Complétude ou Cours Legendre avoisinent les 15 % annuels. Le chiffre d’affaires d’Acadomia, un des principaux acteurs du marché, a dépassé le seuil des 100 millions d’euros, ce qui représente une multiplication par 10 depuis 1999, l’année de sa création. Après la crise de 2008, qui a fortement handicapé la croissance, la progression a repris en 2011.

Côté soutien scolaire à domicile, les choses progressent à nouveau. D’après un rapport publié par Xerfi, " Après deux années de recul, l’activité a repris sur l’exercice 2011 /2012 pour s’établir à 75 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 86 millions d’euros en 2007 /2008. " Les experts s’attendent à ce que ce chiffre atteigne 80,4 millions d’euros pour 2014 /2015.

Un phénomène de société

En période de crise, le chômage est au premier rang des pires peurs des Français. La réussite scolaire des enfants devient pour beaucoup le principal objectif familial. Qui pourrait blâmer les parents de vouloir assurer l’avenir de leurs enfants dans un monde de moins en moins sécurisant ?

Pour ne pas se laisser dépasser par la concurrence, les organismes et les franchises spécialisées dans le soutien scolaire multiplient les innovations. Chez Keepschool, on garantit le remboursement à 50 % si la moyenne de l’élève ne remonte pas en l’espace de deux trimestres. Acadomia propose des services d’accompagnement dès la maternelle, tandis qu’Anacours propose une orientation personnalisée.

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