Vers l'uberisation du soutien scolaire ?

Publié le 27/09/2016 // Modifié le 09/08/2018

A une époque où les parents ne se contentent plus de l’école pour assurer l’éducation de leurs enfants, le marché du soutien scolaire est devenu plus concurrentiel que jamais. Certaines enseignes se lancent dans l’économie participative pour proposer des services toujours plus adaptés à la demande. Une évolution qui intéressera quiconque envisage de se lancer en franchise dans le soutien scolaire.

Un marché qui se développe toujours plus

En 2016, le système éducatif est devenu très compétitif, c’est un fait. La pression mise sur les enfants, l’angoisse des parents pour leur avenir, la perte de confiance dans le système éducatif, les chiffres du chômage, tout concourt à développer la demande en cours particuliers. L’offre, quant à elle, va des étudiants qui affichent leurs annonces dans les commerces de leur quartier, aux enseignes franchisées spécialisées comme Acadomia ou Cours Legendre, en passant par le tissu associatif et les cours supplémentaires offerts par les collèges et lycées de l’Éducation Nationale.

La demande, et donc le marché, sont stimulés par les crédits d’impôts de 50% sur les cours particuliers effectués à domicile. Il y a beaucoup d’argent à gagner dans le soutien scolaire, un marché qui pesait 1,5 milliard d’euros en 2013. Autant de raisons pour que des entrepreneurs créatifs s’intéressent au secteur, et proposent des services de « net-économie » comparables à Uber ou AirBnB.

Des services communautaires à prix attractifs

Des plateformes internet comme Clevermate ou Superprof mettent en relation des professeurs indépendants et des particuliers à la recherche de cours. Le fonctionnement est très simple : l’utilisateur consulte les profils des professeurs qui se sont inscrits gratuitement, fait sa sélection en fonction des diplômes, prix, spécialités, etc., puis prend contact pour un rendez-vous. Les professeurs ou répétiteurs sont notés par leurs clients, qui peuvent laisser des commentaires. Le site se rémunère en facturant un droit d’entrée et des services supplémentaires aux utilisateurs premium.

Sur Clevermate, les tarifs vont de 30 € pour le niveau collège à 45 € pour le niveau supérieur, ce qui est souvent moins cher que dans les agences franchisées. Le premier argument pour les familles, c’est le prix. Le site met même en avant les tarifs après réduction d’impôt pour maximiser son impact. Mais comment faire face à la concurrence sur le plan de la qualité ? Clevermate n’accepte que les étudiants diplômés Bac +3, issus d’écoles prestigieuses comme Centrale, les Mines ou Supélec. Les étudiants en université devront chercher du travail ailleurs.

La disruption du marché est-elle en cours ?

On sait à quel point les services collaboratifs comme BlablaCar, Uber ou AirBnB ont chamboulé les marchés des transports et de l’hôtellerie. Dans le cas du soutien scolaire, la messe n’est pas encore dite. Si la demande continue à grandir et que la concurrence s’accroît, il y a fort à parier que l’uberisation du marché aura lieu. A moins que les franchiseurs du soutien scolaire à domicile aient une carte dans leur manche pour réagir à cette tendance ? L’avenir le dira.

A une époque où les parents ne se contentent plus de l’école pour assurer l’éducation de leurs enfants, le marché du soutien scolaire est devenu plus concurrentiel que jamais. Certaines enseignes se lancent dans l’économie participative pour proposer des services toujours plus adaptés à la demande. Une évolution qui intéressera quiconque envisage de se lancer en franchise dans le soutien scolaire.

Un marché qui se développe toujours plus

En 2016, le système éducatif est devenu très compétitif, c’est un fait. La pression mise sur les enfants, l’angoisse des parents pour leur avenir, la perte de confiance dans le système éducatif, les chiffres du chômage, tout concourt à développer la demande en cours particuliers. L’offre, quant à elle, va des étudiants qui affichent leurs annonces dans les commerces de leur quartier, aux enseignes franchisées spécialisées comme Acadomia ou Cours Legendre, en passant par le tissu associatif et les cours supplémentaires offerts par les collèges et lycées de l’Éducation Nationale.

La demande, et donc le marché, sont stimulés par les crédits d’impôts de 50% sur les cours particuliers effectués à domicile. Il y a beaucoup d’argent à gagner dans le soutien scolaire, un marché qui pesait 1,5 milliard d’euros en 2013. Autant de raisons pour que des entrepreneurs créatifs s’intéressent au secteur, et proposent des services de « net-économie » comparables à Uber ou AirBnB.

Des services communautaires à prix attractifs

Des plateformes internet comme Clevermate ou Superprof mettent en relation des professeurs indépendants et des particuliers à la recherche de cours. Le fonctionnement est très simple : l’utilisateur consulte les profils des professeurs qui se sont inscrits gratuitement, fait sa sélection en fonction des diplômes, prix, spécialités, etc., puis prend contact pour un rendez-vous. Les professeurs ou répétiteurs sont notés par leurs clients, qui peuvent laisser des commentaires. Le site se rémunère en facturant un droit d’entrée et des services supplémentaires aux utilisateurs premium.

Sur Clevermate, les tarifs vont de 30 € pour le niveau collège à 45 € pour le niveau supérieur, ce qui est souvent moins cher que dans les agences franchisées. Le premier argument pour les familles, c’est le prix. Le site met même en avant les tarifs après réduction d’impôt pour maximiser son impact. Mais comment faire face à la concurrence sur le plan de la qualité ? Clevermate n’accepte que les étudiants diplômés Bac +3, issus d’écoles prestigieuses comme Centrale, les Mines ou Supélec. Les étudiants en université devront chercher du travail ailleurs.

La disruption du marché est-elle en cours ?

On sait à quel point les services collaboratifs comme BlablaCar, Uber ou AirBnB ont chamboulé les marchés des transports et de l’hôtellerie. Dans le cas du soutien scolaire, la messe n’est pas encore dite. Si la demande continue à grandir et que la concurrence s’accroît, il y a fort à parier que l’uberisation du marché aura lieu. A moins que les franchiseurs du soutien scolaire à domicile aient une carte dans leur manche pour réagir à cette tendance ? L’avenir le dira.

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