Réforme des rythmes scolaires : un bilan positif

Réforme des rythmes scolaires : un bilan positif

Publié le 28/08/2015 // Modifié le 09/08/2018

Des chiffres rassurants pour les enseignes

Pour les franchiseurs du soutien scolaire comme pour les personnes qui envisagent de créer leur entreprise en franchise dans le secteur, la réforme des rythmes scolaires a été un point fort de l’année dernière. A l’instar de l’opinion publique, les professionnels sont divisés sur la portée de cette évolution en termes de marché. Le gouvernement Valls dresse un bilan encourageant, mais qu’en est-il vraiment ?

Les chiffres du ministère de l’Éducation

Alors qu’on approchait de la date anniversaire de la mise en application généralisée de la réforme des rythmes scolaires, le ministère de l’Éducation a voulu dresser un premier bilan. Un « point d’étape » publié début juin mentionnait que la réforme était en place dans toutes les écoles publiques, ainsi que dans 800 écoles privées. Ce dernier chiffre aurait d’ailleurs pratiquement triplé, et désormais 15 % des établissements privés sous contrat ont volontairement adopté la réforme des rythmes scolaires.

Le bilan remarque la différence entre les mesures d’organisation du temps scolaires du décret Peillon, qui ont été appliquées dans 86 % des cas, et les changements plus radicaux autorisés par le décret de son successeur Benoît Hamon. Ces derniers proposent que les activités périscolaires soient toutes rassemblées le vendredi après-midi, ce qui ne satisfait que 14 % des communes. L’optique du ministre de l’Éducation a été vivement critiquée comme contraire à l’esprit originel de la réforme. En outre, ce week-end de deux jours et demi serait préjudiciable aux enfants, qui risqueraient de voir leur rythme perturbé entre deux semaines de travail. Enfin, la cinquième matinée de cours du samedi matin, qui avait toujours été prévue comme une mesure exceptionnelle, semble avoir été prise comme telle.

Poursuivre le travail entamé

Si le communiqué félicite les enseignants, les collectivités et les familles pour leurs efforts, le ministère ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L’actuelle ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a déclaré vouloir mettre en place, en partenariat avec le ministre de la Jeunesse Patrick Kanner, deux enquêtes destinées à évaluer les effets de la réforme sur l’apprentissage. En plus de mesurer les effets de la réforme dans le temps, l’objectif pour l’avenir est de renforcer l’accompagnement pédagogique des équipes, sans oublier d’accorder « une attention renouvelée à la maternelle ». Madame Vallaud-Belkacem précisait en novembre dernier que les enfants de CP ayant suivi les nouveaux rythmes scolaires depuis 2013 avaient deux à trois semaines d’avance sur leur apprentissage de la lecture, en comparaison avec l’année précédente.

Comme on s’en doute, tous les acteurs de l’éducation ne sont pas du même avis. Les critiques continuent d’émerger de la part des syndicats, ou au sein d’enquêtes indépendantes comme celle de l’association Villes de France. Le financement et l’organisation des activités périscolaires sont évidemment toujours problématiques. C’est d’ailleurs là que les enseignes du soutien scolaire interviennent : en proposant des horaires et des formules adaptés aux nouveaux rythmes, en adaptant leurs concepts pour répondre à une demande en pleine mutation. On n’en doute pas, les réseaux sauront tirer parti de la nouvelle donne.

Des chiffres rassurants pour les enseignes

Pour les franchiseurs du soutien scolaire comme pour les personnes qui envisagent de créer leur entreprise en franchise dans le secteur, la réforme des rythmes scolaires a été un point fort de l’année dernière. A l’instar de l’opinion publique, les professionnels sont divisés sur la portée de cette évolution en termes de marché. Le gouvernement Valls dresse un bilan encourageant, mais qu’en est-il vraiment ?

Les chiffres du ministère de l’Éducation

Alors qu’on approchait de la date anniversaire de la mise en application généralisée de la réforme des rythmes scolaires, le ministère de l’Éducation a voulu dresser un premier bilan. Un « point d’étape » publié début juin mentionnait que la réforme était en place dans toutes les écoles publiques, ainsi que dans 800 écoles privées. Ce dernier chiffre aurait d’ailleurs pratiquement triplé, et désormais 15 % des établissements privés sous contrat ont volontairement adopté la réforme des rythmes scolaires.

Le bilan remarque la différence entre les mesures d’organisation du temps scolaires du décret Peillon, qui ont été appliquées dans 86 % des cas, et les changements plus radicaux autorisés par le décret de son successeur Benoît Hamon. Ces derniers proposent que les activités périscolaires soient toutes rassemblées le vendredi après-midi, ce qui ne satisfait que 14 % des communes. L’optique du ministre de l’Éducation a été vivement critiquée comme contraire à l’esprit originel de la réforme. En outre, ce week-end de deux jours et demi serait préjudiciable aux enfants, qui risqueraient de voir leur rythme perturbé entre deux semaines de travail. Enfin, la cinquième matinée de cours du samedi matin, qui avait toujours été prévue comme une mesure exceptionnelle, semble avoir été prise comme telle.

Poursuivre le travail entamé

Si le communiqué félicite les enseignants, les collectivités et les familles pour leurs efforts, le ministère ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L’actuelle ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a déclaré vouloir mettre en place, en partenariat avec le ministre de la Jeunesse Patrick Kanner, deux enquêtes destinées à évaluer les effets de la réforme sur l’apprentissage. En plus de mesurer les effets de la réforme dans le temps, l’objectif pour l’avenir est de renforcer l’accompagnement pédagogique des équipes, sans oublier d’accorder « une attention renouvelée à la maternelle ». Madame Vallaud-Belkacem précisait en novembre dernier que les enfants de CP ayant suivi les nouveaux rythmes scolaires depuis 2013 avaient deux à trois semaines d’avance sur leur apprentissage de la lecture, en comparaison avec l’année précédente.

Comme on s’en doute, tous les acteurs de l’éducation ne sont pas du même avis. Les critiques continuent d’émerger de la part des syndicats, ou au sein d’enquêtes indépendantes comme celle de l’association Villes de France. Le financement et l’organisation des activités périscolaires sont évidemment toujours problématiques. C’est d’ailleurs là que les enseignes du soutien scolaire interviennent : en proposant des horaires et des formules adaptés aux nouveaux rythmes, en adaptant leurs concepts pour répondre à une demande en pleine mutation. On n’en doute pas, les réseaux sauront tirer parti de la nouvelle donne.

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